Annonces du mois : ICI 

Connaître le cycle de l'Année liturgique

LA PENTECÔTE ET SON OCTAVE

 

 

1.  L'importance de la Pentecôte est attestée par sa vigile, sa solennité, son octave privilégiée et le nombre considérable de dimanches de l'année (la moitié environ) qui sont appelés Dimanches après la Pentecôte.

 2.  La vigile de la Pentecôte a plusieurs points de ressemblance avec celle de Pâques : c'est un jour d'abstinence et de jeune depuis le VIIIeme siècle au moins ; la Messe solennelle est précédée de la lecture de six prophéties choisies parmi celles du Samedi Saint ; mais, comme on est au temps pascal, le Flectamus genua est supprimè.
   La procession aux fonts baptismaux avec le cierge pascal rallumè pour la circonstance ; la bénédiction des eaux baptismales suivies, autrefois, du baptême des catéchumènes qui n'avaient pas pu être baptisés à Pâques ; le chant des Litanies des saints au retour de la procession ; tout se fait, comme le Samedi Saint, avec les ornements violets de la pénitence.
    La Messe, qui est celle de la nuit de la pentecôte anticipée, est dite avec les ornements rouge de la fête ; elle n'a pas d’Introït et commence comme celle du Samedi Saint par le chant du Kyrie qui termine les Litanies des saints ; le propre de la Messe fait allusion aux sacrements de Baptême et de Confirmation qu'autrefois, les néophytes venaient de recevoir ; il célèbre le Saint-Esprit et ses merveilleux effets dans les âmes.

 3.  La Pentecôte, d'un mot grec qui signifie cinquantaine, est la fête célébrée cinquante jours après Pâques, pour honorer la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.
    Cinquante jours après la résurrection et dix après l’Ascension, les Apôtres, Marie, mère de Jésus, les Saintes femmes et les disciples étaient réunis au Cénacle au nombre d'environs 120. Tout à coup, un bruit comme celui d'un vent impétueux remplit la salle et des langues de feu s'arrêtèrent sur chacun d'eux. Ils furent aussitôt remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler diverses langues.
    Autrefois, dans certaines églises, pendant l’Épitre qui raconte ces événements, on sonnait de la trompette pour imiter le bruit du vent (cela se pratique encore à Saint Clément de Rome), et on jetait, du haut de la voûte, des pétales de rose rouge pour figurer les langues de feu, ce qui fit donner à cette fête le nom de Pâques des roses.

   4.  La fête de la Pentecôte est aussi la fête de la fondation de l'église, car c'est en ce jour que Saint Pierre, environné des onze et prenant la parole comme chef de l'église, fit sa première prédication à la suite de laquelle trois mille juifs reçurent le baptême.
   Comme la Pentecôte juive, la Pentecôte chrétienne célèbre la promulgation d'une nouvelle loi ; la loi d'amour succédant, pour les chrétiens, à la loi de crainte, des juifs.

   5.  L'office de tierce de la Pentecôte, qui se chante ordinairement avant la grand'Messe, est plus solennel que n'importe quel autre jour de l'année, parce que c'est à l'heure de Tierce que le Saint-Esprit descendit sur les Apôtres ; aussi au lieu de l'hymne habituel, on chante le Veni Creator qui sera dit tout l'octave, non seulement à Tierce, mais aussi à Vêpres. Dès les premiers siècles, on avait l'habitude de chanter à genoux la première strophe de cet hymne.

   6.  Le jour de la Pentecôte et pendant toute l'octave, on dit à la Messe la prose Veni Sancte Spiritus, dont l'auteur et la date sont inconnus.

   7.  L'antienne du Magnificat des secondes vêpres rappellent les merveilles accomplies en ce jour : La descente du Saint-Esprit sur les Apôtres qu'il remplit de sa grâce et qu'il envoie prêcher l’Évangile à tout les peuples.

  8.  A l'origine, il n'y avait pas de fête spéciale de la Pentecôte. Ce cinquantième jour était simplement la clôture des fêtes pascales. Cependant, dés le début du IIIeme siècle, il était signalé par quelques pratiques spéciales. Vers le milieu du IVeme siècle, il devint une grande fête, la première après Pâques, ayant sa vigile et le baptême solennel comme à Pâques. Depuis le IXeme siècle il a une octave privilégiée comportant une messe spéciale pour chaque jour.

  9.  La liturgie des Quatre-Temps de la Pentecôte ressemble à celle des autres Quatre-Temps de l'année. Cependant, comme on es tau temps pascal, il y a quelques différences : Les fidèles restent debout pendant les collectes et il n'y a pas de Flectamus genua. Le Graduel est remplacé par des versets alléluiatiques, et la prose Veni Sancte Spiritus est dite comme les autres jours de l'octave.

 

 

LE TEMPS DE LA PENTECÔTE
 

 

 

1. Le temps de la Pentecôte est cette partie de l'année liturgique qui s'étend depuis le 1er dimanche après la Pentecôte jusqu'à l'Avent. C'est le plus long des temps liturgiques puisqu'il comprend de 24 à 28 semaines.

  Il représente la vie glorieuse de Notre-Seigneur dans le Ciel et la vie militante de l’Église à travers les siècles, jusqu'au jour du jugement dernier, ou elle entrera dans la gloire de son divin Époux.
C'est pourquoi, dans les offices du temps, la couleur des ornements est le vert, symbole de l'espérance.

  Pour nous rappeler que nous aurions toujours à lutter contre les ennemis de notre salut, l’Église met sous nos yeux, dans les leçons du Bréviaire, l'histoire des luttes du peuple de DIEU contre ses ennemis ;
dans les Épîtres, les préceptes les plus importants de la vie chrétienne ; et dans les Évangiles, les discours, les paraboles et les miracles du divin Maître par lesquels il explique sa loi et prouve son pouvoir de législateur.

  2.  Les Quatre-Temps d'automne sont fixés au mercredi, vendredi et samedi après la fête de l'Exaltation de la sainte Croix. Les Messes une action de grâce pour la moisson et la vendange.
Elles sont placés, dans le Missel, avant le XVIIIeme dimanche après la Pentecôte, c'est pourquoi l’Épître de la Messe de ce dimanche rappelle les pouvoirs confiés au prêtre par l'ordination.

 

  3. 
Les fêtes qui se rapportent directement à Dieu ou à Notre-Seigneur dans le temps de la Pentecôte sont celles de la Sainte-Trinité, du très saint Sacrement, du Sacré-Cœur, du Cœur eucharistique de Jésus,
du Précieux Sang, de la Transfiguration, de l'Exaltation de la Sainte Croix, de la Dédicace et du Christ-Roi.

 

 

 

 

 

TEMPS DE L'AVENT

 

 

 

 1°.  L'AVENT est le temps qui précède la fête de Noël et y prépare. Il commence le dimanche le plus près de la fête de St André (30 novembre) et comprend quatre dimanche, ce qui fait trois semaines entières et une quatrième au moins commencée.

 

  a°.  L'Avent est ainsi appelé (du latin adventus, avènement, venue) parce qu'il représente la longue période de siècle pendant laquelle les patriarches et les prophètes on soupiré après l’avènement du Sauveur promis, et parce qu'il nous prépare à célébrer dignement l'anniversaire de cet avènement.

 

    Ce premier avènement du Sauveur n'est pas le seul que l’Église nous rappelle, il y a aussi son avènement spirituel dans nos âmes par la grâce et la communion de son avènement glorieux à la fin du monde pour juger tout les hommes. Nous devons remercier le Sauveur de son premier avènement, le prier d'accomplir le second dans nos âmes et nous préparer au dernier par une vie de foi et de bonnes œuvres.

  Aux vêpres des quatre dimanches de l'Avent, l’Église nous fait chanter l'hymne Creator alme siderum qui nous montre, en Notre-Seigneur, le Sauveur et le Juge qui récompense ceux qui auront profité de sa venue, et qui punira ceux qui l'auront rendue inutile.

 

  c°  Dans les offices de l'Avent, on sent l'absence de Jésus, le divin Médiateur, qui doit venir. Les collectes des quatre dimanches ne se terminent pas par la formule ordinaire : par Jésus Christ nôtre Seigneur : elles s'adressent au Père ou au Verbe éternel afin de leur demander de préparer nos âmes à la venue du Rédempteur.

 

    Tout les chants : Antienne, psaumes, hymnes, sont remplis du souvenir de la chute du premier homme et du malheureux état ou se trouvait l'humanité avant la venue de Sauveur.

 

2°. Le temps de l'Avent existait déjà en Occident dans la première moitié du Veme siècle. En France, il commençait le lendemain de la fête de saint Martin (11 novembre), comprenait 6 dimanche et durait une quarantaine de jours. Il était appelé Carême de la saint Martin, car, pendant ce temps, on jeûnait trois jours par semaine (lundi, mercredi et vendredi et plus tard le samedi à la place du lundi) et on faisait abstinence tout les jours, excepté le dimanche. Au VIIIeme siècle, Rome réduisit le durée de l'Avent à quatre dimanches et ne prescrivait ni jeûne, ni abstinence.

  Lorsque la France adopta le rit Romain, vers le IXeme siècle, elle se conforma aux usages de Rome concernant l'Avent. Cependant, le Carême de la saint Martin était encore pratiqué, par dévotion, au XIIIeme siècle, comme on le voit dans la vie de St Louis, roi de France, et cette pieuse coutume est conservée dans quelques ordre religieux. Les Grecs on aussi conservé le jeûne de l'Avent, mais ils est beaucoup moins rigoureux que celui de Carême.

  Aujourd'hui, il n'y a d'obligation dans l’Église romaine que le jeûne et l'abstinence des Quatre-Temps de la 3eme semaine de l'Avent et de la veille de Noël.

 

  Les Quatre-Temps sont les trois jours (mercredi, vendredi et samedi)  des quatre semaines qui coïncident à peu prés avec l'ouverture des quatre saison ; la 3eme semaine de l'Avent pour l'hiver, la 1ere semaine de carême pour le printemps, la semaine de la Pentecôte pour l'été et la semaine qui suit la fête de l’exaltation de la Sainte-Croix (14 septembre) pour l'automne.

  Dès le milieu du IIIeme siècle, trois temps sont déjà signalé à Rome comme étant sanctifiés par la prière, le jeûne et l'abstinence, ce sont ceux d'été, d'automne et d'hiver, celui du printemps n'est pas indiqué parce qu'il se confond avec le jeûne du Carême. Cette pratique ne s'étendit que peu à peu, mais au XIeme siècle elle était universelle et déterminée comme aujourd'hui.

  Le jeûne des Quatre-Temps ne serait qu'un reste de la pratique primitive du jeûne trois jours par semaine : mercredi, vendredi et samedi. Lorsque ce triple jeûne hebdomadaire disparu de la pratique ordinaire, l’Église se serait contentée de n'imposer cette ancienne coutume que quatre fois par an, au commencement des quatre saisons, afin de les sanctifier par la pénitence.

 

4°  L'Avent est un temps de pénitence et de saints désirs : de pénitence, afin de purifier nos âmes pour la venue du Sauveur. de saints désirs, afin d'obtenir la grâce de le bien recevoir.

 

    L’Église manifeste son esprit de pénitence en nous rappelant, le premier dimanche, la pensée du jugement dernier, et en mettant sous nos yeux, tout les autres dimanches, les exhortations à la pénitence que saint Jean-Baptiste adressait au peule juif en lui annonçant la prochaine venue du sauveur.

  Elle manifeste encore son esprit de pénitence, en prenant, aux offices du temps, des ornements violet ; en supprimant le Te Deum aux matines, et le Gloria in excelsis à la Messe ; en interdisant les fleurs sur les autels et les jeux de l'orgue ; en remplaçant l'Ite Misse est par le Benedicamus Domino qui est une invitation à prolonger la prière.

  Cependant, le 3eme dimanche de l'Avent, appelé Gaudete à cause du 1er met de l’Introït, la tristesse fait place à une douce joie, les fleurs parent de nouveau l'autel, on touche l'orgue à la Messe, et lorsqu’on le peut, la couleur violette des ornements est remplacée par le rose.

 

     l’Église exprime ses saints désirs par des chants appropriés ; elle conserve l'Alleluia comme cri d'espérance, elle répète souvent le verset "Rorate coeli desuper.....  Cieux, versez votre rosée et que les nuées fassent pleuvoir le juste", et elle chante, au salut, la prose commençant par les mêmes mots, enfin, ses désirs éclatent surtout dans le chant des grandes antiennes du Magnificat durant les 7 jours qui précédent la vigile de Noël.

  Ces antiennes, qui "contiennent d'après Dom Guéranger, toute la moelle de la liturgie de l'Avent", commencent par O et redisent les titres du Désiré des nations qui va venir.

  Elles sont appelées grandes à cause des sublimes mystères qu'elles expriment et de leur solennité, on les chante debout et elles sont toujours doublées, même au rite semi-double. Autrefois, dans quelques églises, on les répétait après tout les versets du Magnificat.

  Ces antiennes datent au moins du VIeme siècle. Primitivement, il y en avait douze et on les chantait au Benedictus des Laudes. Au IXeme siècle, on commença à les chanter au Magnificat des Vêpres, comme aujourd'hui.

 

 

 

Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin

 

 

 Voici les « Seize conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin :

Puisque tu m'as demandé, mon très cher ami dans le Christ, comment tu dois étudier pour acquérir le trésor de la science, voici les 16 conseils que je te donne :

1.- Entre dans la mer par les petits ruisseaux, non d'un trait ; car c'est par le plus facile qu'il convient d'aller au plus difficile. Tel est mon avis et ma recommandation.
2.- Je veux que tu sois lent à parler, lent à te rendre là où l'on parle.
3.- Garde la pureté de ta conscience.
4.- N'abandonne jamais l'oraison.
5.- Aime beaucoup ta cellule, si tu veux être introduit dans le cellier à vin.
6.- Montre-toi aimable avec tous.
7.- Ne t'enquiers en rien des actions d'autrui.
8.- Ne sois pas trop familier avec personne, car trop de familiarité engendre le mépris et conduit à s'arracher à l'étude.
9.- Ne te mêle nullement des paroles et des actions des gens du monde.
10.- Fuis par-dessus-tout les démarches inutiles.
11.- Imite la conduite des saints et des hommes de bien.
12.- Ne regarde pas à qui tu parles, mais tout ce qui se dit de bon, confie-le à ta mémoire.
13.- Ce que tu lis et entends, efforce-toi de le comprendre.
14.- Assure-toi de tes doutes.
15.- Tout ce que tu pourras, efforce-toi de le ranger dans la bibliothèque de ton esprit, comme celui qui veut remplir un vase.
16.- Ne cherche pas ce qui te dépasse.

En suivant cette route, tu porteras et produiras, pendant toute ta vie, des feuilles et des fruits utiles dans la vigne du Seigneur des Armées. Si tu t'attaches à ces conseils, tu pourras atteindre ce que tu désires. Adieu.


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)