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Connaître le cycle de l'Année liturgique

 

PÂQUES ET SON OCTAVE

 

 

 1.  Pâques, la grande fête chrétienne, célèbre la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

  Cette fête est ainsi appelée à cause de sa ressemblance avec la Pâque juive, dont le nom, comme celui de la fête chrétienne, signifie passage. Pour les Hébreux, la Pâque rappelait le passage de l'Ange exterminateur épargnant les maisons marquées du sang de l'agneau, le passage de la Mer Rouge et la délivrance de la servitude de l’Égypte.

 Pour les chrétiens la Pâques commémore l'immolation du véritable agneau pascal et son passage de la mort à la vie, elle est aussi le passage de la mort du péché à la vie de la grâce pour tout les pécheurs repentants.

  Cependant, le mot Pâques ne se trouve pas dans le Missel. L’Église appelle ce jour le dimanche de la résurrection pour mieux attirer notre attention sur l'objet principal de la fête, la résurrection de Notre-Seigneur, base de notre foi.

 2.  Dès l'origine, les latins célébraient la fête de Pâques comme aujourd'hui, le dimanche après le 14eme jour de la lune qui suit l'équinoxe du printemps, tandis que les églises d'Orient la célébraient le même jour que les Juifs, c'est-à-dire le 14eme jour de la lune de mars sans se préoccuper du jour de la semaine.

  Comme Notre-Seigneur est ressuscité un dimanche, le Concile de Nicée de 325 condamna l'usage oriental et mit au nombre des hérétiques les quartodécimans, c'est-à-dire ceux qui célébraient la fête de Pâques le quatorzième jour de la lune.

 3.  La fête de Pâques est la plus grande et la plus solennelle de toutes parce que la résurrection de Jésus-Christ est le plus grand et le plus glorieux de ses mystères et le fondement de notre religion et de notre espérance.

 La résurrection de Jésus-Christ est le plus grand et le plus glorieux de ses mystères, car, par se résurrection, Jésus-Christ a confirmé tout ses miracles, justifié toutes ses promesses, confondu ses ennemis et vaincu la mort. Elle est le fondement de notre religion, parce qu'elle prouve la divinité de Notre-Seigneur et par conséquent la vérité de sa religion. Elle est aussi le fondement de notre espérance parce qu'elle nous fait espérer la résurrection future de nos corps, dont elle est à la foi le gage et le modèle.

 4. L’Église manifeste sa joie en cette fête pascale et durant toute son octave par des chants d'allégresse et de victoire. Cette joie éclate particulièrement dans de nombreux alleluia, dans l'antienne Hœc dies, dans les proses Victimœ paschali laudes et O filii.

 1/ L'Alleluia s'ajoute à toutes les parties principales de l'office : Antiennes, Répons, Versets, Introït, Graduel, Offertoire, Communion. A l'origine, l'Alleluia ne fut autorisé qu'à Pâques. Au IVeme siècle, il fut étendus à tous les temps liturgiques, même aux obsèques. Les Grecs ont conservé cet usage, saint Grégoire le Grand, au VIeme siècle, ordonna de le supprimer depuis la Septuagésime jusqu'à Pâques, et aux offices des morts.

 2/  L'antienne "Haec dies... Voici le jour que le Seigneur a fait, réjouissons nous en ce jour et tressaillons d'allégresse" est le chant Pascal par excellence. Elle se chante au Graduel, et, debout, solennellement, à la place du Capitule, de l'Hymne et du Verset de tout les offices. L’Église la ainsi ordonné parce que, par respect pour une si grande fête, elle veut conserver la forme la plus antique des offices.

  3/  La prose Victimæ paschali laudes, la plus ancienne de toutes les proses liturgiques, est un dialogue rimé qui célèbre les gloires du Rédempteur.

 4/  La prose O filii date du XIIIeme siècle ou XIVeme siècle. Elle se chante au salut du saint Sacrement, dans quelques diocèses. C'est le récit, simple, joyeux et populaire de la résurrection et des apparitions du Sauveur, rappelant ainsi aux fidèles les preuves principales sur lesquelles repose leur foi. Après chaque strophe l'Alleluia est répété comme refrain.
 5.  L'octave de Pâques est privilégiée, on n'y fait la fête d'aucun saint, et chaque jour a sa Messe propre.

 A l'origine tous les jours de cette octave étaient chômés. Au XIIIeme siècle, on ne chômait plus que les trois premiers jours. Actuellement le travail est permis tout les jours, mais, en général, on ne travaille pas le lundi sans les villes.

 Cette octave a ceci de particulier qu'elle commence le Samedi Saint et finit le samedi suivant. Le premier dimanche après Pâques n'en fait donc pas partie. A la messe, en effet, on ne dit plus l'Hæc dies ni le Victimœ paschali laudes comme pendant toute l'octave. Durant cette octave, l’Église se préoccupe surtout des néophytes et de tous les chrétiens, qu'elle s'efforce d'affermir dans la foi en rappelant les principales apparitions de Notre-seigneur.

 Autrefois, le samedi de l'octave, les néophytes quittaient leurs robes blanches et ceux de Rome recevaient du pape un petit cachet de cire, fait avec le cierge pascal de l'année précédente, sur ce cachet étaient représenté, d'un côté, un agneau portant une croix, d'où son nom  d'Agnus Dei, et de l'autre, la très sainte Vierge ou un saint pour lequel le pape avait une dévotion spéciale.

 L'usage des Agnus Dei existe toujours. Le Souverain Pontife les bénits solennellement le dimanche in albis la première année de son règne, tous les sept ans et dans des circonstances particulières. Les Agnus Dei sont des Sacramentaux, on leur attribue une protection spéciale contre la foudre et le démon.

 

 

DIMANCHES APRÈS PÂQUES

 

1. Il y a cinq dimanches après Pâques. Le premier est vulgairement appelé dimanche de Quasimodo, du mot qui commence l'Introït, ou Pâques closes, parce que il termine les solennités pascales. Dans le Missel  on le nomme dimanche in albis qu'il faut traduire, avec les mots sous entendus, dimanche après le dépôt des vêtements blanc, parce que la veille, les néophytes avaient déposés leur robe blanche qu'ils portaient depuis la veille de Pâques.

  Cette dernière appellation ne figure dans le Missel que depuis le XVIIeme siècle. Précédemment on disait, avec plus de raison : "dimanche post albas, dimanche après le blanc."

  2. Le deuxième dimanche après Pâques est appelé dimanche du Bon Pasteur à cause de l'évangile du jour ou Jésus se présente à nous sous cette dénomination.
  Dans les catacombes et les basiliques de la primitive Église, le Christ est souvent représenté sous la figure du Bon Pasteur, pour signifier la tendre compassion du Sauveur pour l'âme fidèle.

 

  3.  Les Évangiles des trois autres dimanches après Pâques sont extraits du Discours après la Cène : Notre-Seigneur prédit son prochain départ à ses Apôtres, les console par l'annonce de la venue de St Esrit et leur demande de prier en son nom.

 

 

L'ASCENSION et son OCTAVE

 

 

1.  La fête de l'Ascension célèbre le triomphe de Jésus-Christ montant au ciel, en présence de ses disciples. Elle est solennisée quarante jours après Pâques, c'est-à-dire le jeudi qui suit le 5eme dimanche après Pâques. Fête d'obligation, elle a sa vigile et son octave.

  2.  L'Ascension aurait été fêtée d'abord le même jour que la Pentecôte afin de ne pas interrompre les cinquante jours de fête qui suivaient Pâques.
Puis, lorsque la dévotion se ralentit vers la IVeme ou Veme siècle, la fête de l'Ascension fut placée, comme aujourd'hui, au 40eme jour après Pâques.

  3.  La procession solennelle qui se fait ce jour-là dans beaucoup de diocèses, rappelle le trajet qui firent les Apôtres accompagnant le Sauveur du Cénacle au Mont des Oliviers, ou après les avoir bénis, il s'éleva au ciel par sa propre puissance.

  4.  On éteint le cierge pascal à la fin de l’Évangile pour représenter la disparition de Notre-Seigneur au regards des Apôtres. Il ne sera rallumé que pour la bénédiction des fonts baptismaux la veille de la pentecôte.

  5.  Pour bien célébrer la fête de l'Ascension nous devons : 1° nous réjouir de la gloire de la sainte humanité de Notre-Seigneur, gloire qu'il à méritée par ses humiliations et par sa mort ;
2° Le remercier d'être monté au ciel pour nous y préparer une demeure, et nous y servir de médiateur et d'avocat auprès de DIEU son père;
3° concevoir, à l'exemple des saints, un profond mépris des biens terrestres et un grand désir de la céleste patrie.

  6.  L'Ascension a une octave de 10 jours qui dure jusqu'à la Pentecôte. Cette octave est privilégiée de 3eme ordre et n'a de messe propre que le dimanche.
Comme les Apôtres retirés au Cénacle, nous devons nous préparer à recevoir le Saint-Esprit par la prière et le recueillement, et nous unir à la neuvaine publique, prescrite par Léon XIII, pour "hâter l'unité du peuple chrétien".

 

 

Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin

 

 

 Voici les « Seize conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin :

Puisque tu m'as demandé, mon très cher ami dans le Christ, comment tu dois étudier pour acquérir le trésor de la science, voici les 16 conseils que je te donne :

1.- Entre dans la mer par les petits ruisseaux, non d'un trait ; car c'est par le plus facile qu'il convient d'aller au plus difficile. Tel est mon avis et ma recommandation.
2.- Je veux que tu sois lent à parler, lent à te rendre là où l'on parle.
3.- Garde la pureté de ta conscience.
4.- N'abandonne jamais l'oraison.
5.- Aime beaucoup ta cellule, si tu veux être introduit dans le cellier à vin.
6.- Montre-toi aimable avec tous.
7.- Ne t'enquiers en rien des actions d'autrui.
8.- Ne sois pas trop familier avec personne, car trop de familiarité engendre le mépris et conduit à s'arracher à l'étude.
9.- Ne te mêle nullement des paroles et des actions des gens du monde.
10.- Fuis par-dessus-tout les démarches inutiles.
11.- Imite la conduite des saints et des hommes de bien.
12.- Ne regarde pas à qui tu parles, mais tout ce qui se dit de bon, confie-le à ta mémoire.
13.- Ce que tu lis et entends, efforce-toi de le comprendre.
14.- Assure-toi de tes doutes.
15.- Tout ce que tu pourras, efforce-toi de le ranger dans la bibliothèque de ton esprit, comme celui qui veut remplir un vase.
16.- Ne cherche pas ce qui te dépasse.

En suivant cette route, tu porteras et produiras, pendant toute ta vie, des feuilles et des fruits utiles dans la vigne du Seigneur des Armées. Si tu t'attaches à ces conseils, tu pourras atteindre ce que tu désires. Adieu.


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)