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IMMACULÉE CONCEPTION

 

 

La fête de l'Immaculée Conception a été instituée pour célébrer le privilège glorieux par lequel la bienheureuse Vierge marie a été, dés le premier instant de son existence, préservée du péché originel et comblée des dons de  la grâce sanctifiante. Elle se célèbre le 8 décembre sous le rite double de première classe primaire avec vigile et octave.

  Au VIIeme siècle, cette fête était déjà connue en orient. Le pape Sixte IV l'étendit à toute l’Église et fit construire au Vatican la chapelle Sixtine en l'honneur de la Conception immaculée de la très sainte Vierge. Au XVIIIeme siècle, Clément XI ordonna que cette fête serait de précepte dans toute l’Église. Enfin, Pie IX définit le dogme de l'Immaculée Conception, le 8 décembre 1854, et donna à la fête un office propre avec leçons pour toute l'octave.

  Le privilège de sa conception immaculée est si glorieux pour Marie que dans les deux plus célèbre de ses apparitions au dernier siècle, elle s'est fait connaitre sous ce titre.

  La fête de l'Immaculée Conception doit nous inspirer un profond sentiment de reconnaissance envers Dieu, qui prépare notre salut dans la Conception immaculée de la mère du Sauveur.

  Un sentiment d'admiration et de vénération filiale pour cette Vierge, notre Mère, qui est la plus pure et la plus parfaite de toutes les créatures.

  Un vif regret de nos fautes, et une ferme résolution d'éviter le péché avec le secours de Marie.

 

 

 

 

 

 TEMPS DE L'AVENT

 

  1° L'Avent est le temps qui précède la fête de Noël et y prépare. Il commence le dimanche le plus près de la fête de Saint André (30 Novembre) et comprend quatre dimanches, ce qui fait trois semaines entières et une quatrième au moins commencée.

1- L'Avent est ainsi appelé (du Latin adventus, avènement, venue) parce qu'il représente la longue période de siècle pendant laquelle les patriarches et les prophètes ont soupiré après l'avènement du Sauveur promis, et parce qu'il nous prépare à célébrer dignement l'anniversaire de cet avènement.

 

2- Ce premier avènement du Sauveur n'est pas le seul que l’Église nous rappelle ; il y a aussi son avènement spirituel dans nos âmes par la grâce et la communion et son avènement glorieux à la fin du monde pour juger tout les hommes. Nous devons remercier le Sauveur de son premier avènement, le prier d'accomplir le second dans nos âmes et nous préparer au dernier par une vie de foi et de bonnes œuvres.

Aux Vêpres des quatre dimanches de l'Avent, l’Église nous fait chanter l'hymne "Creator alme siderum" qui nous montre, en Notre-Seigneur : le Sauveur et le juge qui récompensera ceux qui auront profité de sa venue, et qui punira ceux qui l'auront rendue inutile.

 

3- Dans les offices de l'Avent, on sent l'absence de Jésus, le divin Médiateur, qui doit venir ; les collectes des quatre dimanche ne se terminent pas par la formule ordinaire : par Jésus-Christ Notre Seigneur, elles s'adressent au Pères ou au Verbe éternel afin de leur demander de préparer nos âmes à la venue du Rédempteur.

 

4-Tous les chants : antiennes, psaumes, hymnes, sont remplis du souvenir de la chute du premier homme et du malheureux état ou se trouvait l'humanité avant la venue du Sauveur.

 

2° Le temps de l'Avent existait déjà en Occident dans la première moitié du Veme siècle. En France, il commençait le lendemain de la fête de Saint-Martin (11 Novembre), comprenait 6 dimanches et durait une quarantaine de jours. Il était appelé Carême de la Saint-Martin, car, pendant ce temps on jeûnait trois jours par semaine (lundi, mercredi et vendredi et plus tard le samedi à la place du lundi) et on faisait abstinence tout les jours, excepté le dimanche. Au VIII siècle, Rome réduisit la durée de l'Avent à quatre dimanche et ne prescrivit ni jeune ni abstinence.

  Lorsque la France adopta le rit romain, vers le IXeme siècle, elle se conforma aux usages de Rome concernant l'Avent. Cependant, le Carême de la Saint-Martin était encore pratiqué par dévotion, au XIIIeme siècle, comme on le voit dans la vie de Saint Louis, roi de France, et cette pieuse coutume est conservée dans quelques ordres religieux. Les Grecs ont aussi conservé le jeûne de l'Avent, mais il est beaucoup moins rigoureux que celui du carême.

  Aujourd'hui, il n'y a d'obligatoire dans l’Église romaine que le jeûne et l'abstinence des Quatre-Temps de la 3eme semaine de l'Avent et de la veille de Noël.

 

3° Les Quatre-Temps sont les trois jours (mercredi, vendredi et samedi) des quatre semaines qui coïncident à peu près avec l'ouverture des quatre saisons : la 3eme semaine de l'Avent pour l'hiver, la 1ere semaine du carême pour le printemps, la semaine de la Pentecôte pour l'été et la semaine qui suit la fête de l’exaltation de la Sainte Croix (14 septembre) pour l'automne. Dès le milieu du IIIeme siècle, trois temps sont déjà signalé à Rome comme étant sanctifié par le jeûne, le prière et l'abstinence : ce sont ceux d'été, d'automne et d'hiver : celui du printemps n'est pas indiqué parce qu'il se confond avec le jeûne du Carême. Cette pratique ne s'étendit que peu à peu, mais au XIeme siècle elle était universelle et déterminée comme aujourd'hui.

  Le jeûne des Quatre-Temps ne serait qu'un reste de la pratique primitive de jeûner trois jours par semaine : mercredi, vendredi et samedi. Lorsque ce triple jeûne hebdomadaire disparut de la pratique ordinaire, l’Église se serait contentée de n'imposer cette ancienne coutume que quatre fois par an, au commencement des quatre saisons, afin de les sanctifier par la pénitence.

 

4° L'Avent est un temps de pénitence et de saints désirs : de pénitence afin de purifier nos âmes pour la venue du Sauveur

de saints désirs, afin d'obtenir la grâce de le bien recevoir.

  1-L'Eglise manifeste son esprit de pénitence en nous rappelant, le 1er dimanche, la pensée de jugement dernier, et en mettant sous nos yeux, tous les autres dimanches, les exhortations que Saint Jean-Baptiste adressait au peuple juif en lui annonçant la prochaine venue du sauveur.

  Elle manifeste encore son esprit de pénitence, en prenant, aux offices du temps, des ornements violets ; en supprimant le Te Deum aux Mâtines, et le Gloria in excelsis à la Messe ; en interdisant les fleurs sur les autels et les jeux de l'orgue ; en remplaçant l'Ite Missa Est par le Benedicamus Domino qui est une invitation a prolonger la prière.

  Cependant, le 3eme dimanche de l'Avent, appelé Gaudete à cause du premier mot de l’Introït, la tristesse fait place à une douce joie. Les fleurs parent de nouveau l'autel, l'orgue se fait entendre de nouveau et quand on le peut, la couleur rose remplace le violet.

  2-L'Eglise exprime ses saints désirs par des chants appropriés : elle conserve l’Alléluia comme cris d’espérance. Elle répète souvent le verset "Rorate coeli desuper....Cieux, versez votre rosée et que les nuées fassent pleuvoir le Juste". Enfin ses désirs éclatent surtout dans le chant des grandes Antiennes du Magnificat durant les sept jours qui précèdent la vigile de Noël.

  Ces antiennes qui "contiennent, d’après Dom Gueranger, toute la moelle de la liturgie de l'Avent".

Ces Antiennes datent au moins du VIeme siècle, primitivement, il y en avait 12 et on les chantait au Benedictus des Laudes. Au IXeme siècle, on commence à les chanter au Magnificat des Vêpres comme aujourd'hui.

 

 

TEMPS DE NOËL

 

 

Le Temps de Noël vas du 25 décembre au 2 février, c'est à dire de Noël à la Purification. Il forme une quarantaine de joie et d’allégresse consacrée à célébrer l'anniversaire de la naissance du Sauveur et les fêtes de son enfance : la Circoncision, l’Épiphanie et la Présentation. 

 

  1° A la vue du Fils de Dieu se faisant petit enfant pour racheter les hommes, l’Église fait éclater sa joie dans tout les chants, en particulier dans l'Adeste, fideles, et elle reprend le Gloria in excelsis et le Te Deum qu'elle avait supprimé pendant l'Avent.

  2°  Elle témoigne sa piété envers Marie, la mère du Sauveur, en faisant mémoire, à la Messe, dans trois oraisons spéciales, de sa virginité féconde, et en chantant à sa louange l'Antienne Alma Redemptoris Mater qu'elle avait inaugurée avec l'Avent.

 

FÊTE DE NOËL

 

La Fête de Noël a été instituée pour célébrer la naissance de Jésus-Christ, qui eut lieu, suivant la tradition de l’Église, le 25 décembre.

  1°  Cette fête fut célébrée dans l’Église occidentale et fixée au 25 décembre des le début du IVeme siècle. Mais pendant quelque temps, l’Église orientale ne la célébrait que le 6 janvier, conjointement avec l’Épiphanie et sous le titre commun de Théophanie ou manifestation de Dieu.

Ce ne fut qu'au début du Veme siècle que les Grecs firent de la Nativité une fête spéciale, qu'ils célébrèrent en même temps que les latins, tandis que les occidentaux adoptaient à leur tour la fête de l’Épiphanie. 

  2°  Le jour de Noël, le prêtre peut dire trois Messes, appelées Messe de minuit, Messe de l'aurore et Messe du jour, pour honorer les trois naissances du Fils de Dieu.

  La première célèbre la naissance temporelle du Sauveur, à Bethléem, ainsi que le raconte l’Évangile de la Messe : la deuxième, sa naissance spirituelle dans nos âmes, figurés par sa manifestation au bergers comme le rapporte l’Évangile : la troisième, sa naissance éternelle dans le sein de son Père ainsi qu'il ressort de l’Évangile In principio Erat Verbum, qu'on y lit,  et dans lequel saint Jean, prenant le vol de l'aigle, expose le mystère de la génération éternelle du Verbe.

  Ces trois Messes existaient à Rome dès la fin du VIeme siècle. Celle de minuit et celle du jour avaient été établies probablement à l'imitation des fêtes de Pâques et de la Pentecôte, qui avaient la Messe de la nuit pour le baptême des catéchumènes et la Messe solennelle du jour.

  Quand à la Messe de l'aurore, elle aurait pour origine celle que disait le Pape, le jour de Noël, dans l'église du Palatin dédiée à sainte Anastasie, martyrisée le 25 décembre. Cette église centrale était celle de la cour et des hauts fonctionnaires de l'empire ; par déférence, le pape y disait une Messe à l'aurore, et y faisait mémoire de sainte Anastasie.

  La Messe de minuit et celle du jour étaient célébrées à Sainte-Marie-Majeure, qui conservait, et garde encore les reliques de la crèche de Bethléem.

  3°  La fête de Noël, fixée au 25 décembre, coïncide, à peu près, avec la fête que les Romains célébraient pour honorer la naissance du soleil qu'ils avaient divinisés. Au solstice d'hiver, en effet, le soleil se rapproche de notre hémisphère et semble renaitre.

  En christianisant ce rite païen et en célébrant la naissance du Sauveur à minuit, lorsque le Soleil commence chaque jour à se rapprocher de nous, l’Église a voulu nous rappeler que Jésus est le vrai Soleil de Justice venus sur la terre pour y dissiper les ténèbres de l'erreur et la réchauffer de l'ardeur de sa charité dont l'incarnation est un des plus touchant témoignage.

  4°  Le Sauveur étant né à Bethléem, Marie sa Mère "l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, dit saint Luc, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie".

  Les planches de cette crèche ou mangeoire sont vénérées à Rome dans la Basilique de Sainte-Marie-Majeure.

  5°  Les représentations de la crèche de Bethléem, qui se font aujourd'hui dans toutes les églises, remontent probablement à l'institution de la fête de Noël au IVeme siècle. En tout cas, elle existaient à Rome dès le VIIeme siècle. Saint François d'Assise contribua beaucoup au développement de cette pieuse coutume. Le bœuf et l'âne, que l'on fait généralement figurer à la crèche, ne sont pas mentionnés dans l’Évangile, mais dès les premiers siècles on les représentent toujours, soit que le fait fut connu par tradition, soit en application des paroles d’Isaïe, "le bœuf connu son possesseur et l'âne la crèche de son maitre" et d'Habacuc : "on le reconnaitra au milieu de deux animaux".

 

DE NOËL A L'ÉPIPHANIE

 

  1. L'octave de Noël étant privilégiée de premier ordre, on y célèbre des fêtes. ainsi la naissance de Notre-Seigneur sur la terre est fêtée par celle des saints dans le ciel.

  1°  le 26 décembre est la fête de Saint-Étienne, Premier des martyrs du Sauveur, il convient qu'il soit en tête du glorieux cortège des saints que entourent le berceau de l'Enfant-Dieu.

  2°  le 27 décembre, on fête saint jean l’évangéliste, le disciple bien-aimé de Jésus. Le rituel romain indique qu'en ce jour on bénit du vin offert par les fidèles, en souvenir et en l'honneur de saint Jean, qui a bu, sans en ressentir du mal, une coupe empoisonnée.

  3°  le 28 décembre, l’Église célèbre depuis le Veme siècle, la fête des saints-Innocents, mis à mort pat Hérode, qui voulait faire périr l'enfant Jésus.

CALENDRIER LITURGIQUE

Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin

 

 

 

Voici les « Seize conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin :

Puisque tu m'as demandé, mon très cher ami dans le Christ, comment tu dois étudier pour acquérir le trésor de la science, voici les 16 conseils que je te donne :

1.- Entre dans la mer par les petits ruisseaux, non d'un trait ; car c'est par le plus facile qu'il convient d'aller au plus difficile. Tel est mon avis et ma recommandation.
2.- Je veux que tu sois lent à parler, lent à te rendre là où l'on parle.
3.- Garde la pureté de ta conscience.
4.- N'abandonne jamais l'oraison.
5.- Aime beaucoup ta cellule, si tu veux être introduit dans le cellier à vin.
6.- Montre-toi aimable avec tous.
7.- Ne t'enquiers en rien des actions d'autrui.
8.- Ne sois pas trop familier avec personne, car trop de familiarité engendre le mépris et conduit à s'arracher à l'étude.
9.- Ne te mêle nullement des paroles et des actions des gens du monde.
10.- Fuis par-dessus-tout les démarches inutiles.
11.- Imite la conduite des saints et des hommes de bien.
12.- Ne regarde pas à qui tu parles, mais tout ce qui se dit de bon, confie-le à ta mémoire.
13.- Ce que tu lis et entends, efforce-toi de le comprendre.
14.- Assure-toi de tes doutes.
15.- Tout ce que tu pourras, efforce-toi de le ranger dans la bibliothèque de ton esprit, comme celui qui veut remplir un vase.
16.- Ne cherche pas ce qui te dépasse.

En suivant cette route, tu porteras et produiras, pendant toute ta vie, des feuilles et des fruits utiles dans la vigne du Seigneur des Armées. Si tu t'attaches à ces conseils, tu pourras atteindre ce que tu désires. Adieu.


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)