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Connaître le cycle de l'Année liturgique

 

 

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE OU PURIFICATION

 

 

 

 1. La présentation de Jésus au temple est la fête par laquelle l’Église célèbre, en même temps que la Purification de la bienheureuse Vierge, la consécration de Jésus au Seigneur, faite, conformément à la loi, par Joseph et Marie dans le temple de Jérusalem.

 1° Une prescription de la loi de Moise ordonnait aux femmes israélites de se présenter au temple, 40 jours après la naissance d'un fils, pour se purifier de leur souillure légale;

 la loi ordonnait aussi que tout fils premier-né serait offert à Dieu 40 jours après sa naissance et racheté moyennant cinq sicles.

 2° Cette fête se célèbre le 2 février, 40 jours après Noël, parce que c'est 40 jours après sa naissance que Jésus fut présenté au temple. Elle termine pour le cycle sanctoral, le temps après l’Épiphanie, quoi quelle soit célébrée, à cause de la mobilité de la fête de Pâques, soit avant soit après la Septuagésime.

 3° Cette fête se rapporte principalement à Notre-Seigneur, ce n'est qu’incidemment que la Vierge marie est mentionnée dans l’Évangile de la Messe.

 4° La Présentation de Jésus au temple ou la Purification est vulgairement appelée Chandeleur parce que la Messe est précédée d'une bénédiction solennelle de cierges. Désignées autrefois sous le nom générique de chandelles. Ces cierges sont allumés et portés en procession pour représenter le voyage de la très sainte Vierge et de saint Joseph portant Jésus au temple. Leur lumière fait allusion à la parole du vieillard Siméon appelant Jésus la lumière des nations.

 

 2. Pour entrer dans l'esprit de cette fête nous devons :

 1° admirer l'humilité et l’obéissance de Jésus et de Marie se conformant à une loi qui ne les obligeait point, puisque Jésus, étant le Rédempteur du monde, n'avait pas besoin d’être racheté, et Marie étant toujours restée vierge, n'avait besoin de se purifier.

 2° à leur exemple nous humilier et obéir à ceux qui ont le droit de nous commander.

 3° nous offrir généreusement à Dieu, comme Jésus le fit lui même en expiation de nos pêchés.

 4° nous détacher des biens terrestres comme le vieillard Siméon, et ne soupirer qu'après le bonheur du ciel.

 5° aimer à nous entretenir de Jésus, comme Anne la prophétesse, et louer Dieu de nous l'avoir donner comme Sauveur.

 

 3. La fête de la Purification fut d'abord célébrée à Jérusalem, vers la fin du IVeme siècle, puis à Constantinople, à partir de 534, sous le nom de fête de la rencontre de Jésus et du vieillard Siméon, enfin à Rome, au VIIeme siècle et appelée fête de saint Siméon. Les flambeaux qu'on y porte on pour but de rappeler la parole du vieillard Siméon appelant Jésus la lumière des nations, et d’honorer le Sauveur. Car on portait jadis des cierges devant les personnes que l'on voulait honorer et on en met encore devant le saint Sacrement exposé, les reliques et la dépouille mortelle des chrétiens.

 

  4. Les éléments de l'office sont restés les mêmes depuis l'origine de la fête, mais les cinq oraisons actuelles de la bénédiction des cierges doivent être du Xeme ou XIeme siècle. Dans la première de ces oraisons le prêtre demande à Dieu de le bénir et de sanctifier ces cierges, pour l'usage des hommes, pour la santé des corps et des âmes, sur terre comme sur mer. C'est pourquoi les familles chrétiennes on la pieuse coutume d'avoir chez elles un de ces cierge bénits et de l'allumer en temps d'orage et auprès des agonisants et des morts.

 

 

 

 

                 TEMPS DE LA SEPTUAGÉSIME

 

  1. Le temps de la Septuagésime est celui qui s'écoule depuis le 9eme dimanche avant Pâques jusqu'au mercredi des Cendres. Il compte trois dimanches appelés Septuagésime(70), Sexagésime(60) et Quinquagésime (50).

   Ces noms ont passé dans l'usage, non pour exprimer un nombre de jours, mais par similitude de consonance avec le nom de quadragésime (40) que porte le premier dimanche du Carême, c'est-à-dire du temps pendant lequel on jeûne 40 jours. Dans le Missel on les appelle : dominica in septuagesima, in sexagesima, in quindragesima, c'est-à-dire dimanche dans la 7eme dizaine avant Pâques (61 jours), dans la 6eme dizaine avant Pâques (54 jours), dans la 5eme dizaine avant Pâques (47 jours).

 2. Le temps de la Septuagésime a pour origine la pratique des 40 jours de jeûne qui, depuis les premiers siècles, ont précédé la fête de Pâques.

- En Orient, où l'on ne jeûnait ni le dimanche ni le samedi, excepté le Samedi Saint, la sainte quarantaine commençait 7 semaines avant Pâques et comptait 36 jours de jeûne.
- En Occident, où l'on ne jeûnait que 4 jours par semaine (lundi, mardi, mercredi et vendredi), le jeûne commençait 9 semaines avant Pâques, c'est-à-dire le lundi après le dimanche de la Septuagésime et durait aussi 36 jours "afin de donner à Dieu, comme disait Saint Grégoire le Grand, la dîme de l'année".
- Lorsque au IXeme siècle, le jeûne commença au mercredi des Cendres, comme aujourd'hui, les trois semaines précédentes restèrent, sous le nom de temps de la Septuagésime, comme une préparation à la pénitence du Carême.

 3. Bien que la jeûne ne soit pas obligatoire pendant le temps de la Septuagésime l’Église nous invite déjà à faire pénitence.
  Elle supprime l'Alleluia à la messe et à l'office. Aussi, comme adieu à cette joyeuse exclamation qu'elle ne fera plus entendre avant la Messe du Samedi Saint, elle en met deux au Benedicamus Domino et au Deo gratias des Vêpres du samedi qui précède la Septuagésime. L'Alleluia qu'elle supprime après le graduel est remplacé par le Trait, et, après le Deum in adjutorium, par Laus tibi, Domine, Rex œternœ gloriœ.

  Le Gloria in excelsis et le Te Deum, qui ne vont pas l'un sans l'autre, et l'Ite Missa est sont également supprimés, mais dans les offices du temps seulement pendant lesquelles on prend les ornements violets.
 Les chants joyeux sont supprimés à partir du dimanche de la Septuagésime "ou l'on dépose, dit le Martyrologe, le cantique du seigneur, qui est l'Alleluia".

 4. Pendant le temps de la Septuagésime l’Église propose à nos méditations des lectures qui, en mettant sous nos yeux les funestes effets du péché originel, font mieux ressortir la nécessité de la Rédemption.
 - Dans les Épitres, saint Paul nous rappelle que la vie est un combat et que nous ne serons couronnés que si nous luttons contre nos mauvais penchant, qu'à son exemple les hommes apostoliques auront beaucoup à souffrir pour étendre le royaume de Dieu, que les œuvres ne sont rien sans la charité.
 - Les Évangiles nous rappellent que la Rédemption s'étend à tous les âges, mais que le salut dépend de la fidélité avec laquelle on répond à l'appel de Dieu, que Jésus, par les mérites de sa Passion, délivre l'humanité coupable de son aveuglement, si elle a la foi en lui comme l'aveugle de Jéricho qu'il a guéri.

 5. Pendant que l’Église cherche à développer en nos âmes l'esprit de pénitence, afin de nous préparer aux rigueurs de la sainte Quarantaine, le monde se livre aux folles joies du carnaval. Aussi, pour réparer les désordres commis à cette époque et en éloigner les fidèles, l’Église convoque ses enfants, pour les prières des Quarante Heures, aux pieds de Notre-Seigneur solennellement exposé sur les autels.
 Les prières des Quarante Heures, ainsi appelées à cause de leur durée, ont lieu, pendant 13 ou 14 heures, le dimanche de la Quinquagésime et les deux jours suivants, lundi et mardi gras.
  Ces prières réparatrices des Quarante heures furent inaugurée à Lorette pendant le carnaval de 1556. Pour réparer les scandales que donnait une troupe de comédiens, dont les représentations étaient fort licencieuses, les Pères Jésuites, avec l'autorisation de l'évêque, exposèrent, pendant ces trois jours, le saint sacrement dans leur chapelle splendidement décorée. Ils attirèrent les fidèles par des prières, des prédications et des chants. La pratique des prières des Quarante heures s'est rapidement répandue dans l'univers catholique.

 

 

 

 



 

CALENDRIER LITURGIQUE

Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin

 

 

 Voici les « Seize conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin :

Puisque tu m'as demandé, mon très cher ami dans le Christ, comment tu dois étudier pour acquérir le trésor de la science, voici les 16 conseils que je te donne :

1.- Entre dans la mer par les petits ruisseaux, non d'un trait ; car c'est par le plus facile qu'il convient d'aller au plus difficile. Tel est mon avis et ma recommandation.
2.- Je veux que tu sois lent à parler, lent à te rendre là où l'on parle.
3.- Garde la pureté de ta conscience.
4.- N'abandonne jamais l'oraison.
5.- Aime beaucoup ta cellule, si tu veux être introduit dans le cellier à vin.
6.- Montre-toi aimable avec tous.
7.- Ne t'enquiers en rien des actions d'autrui.
8.- Ne sois pas trop familier avec personne, car trop de familiarité engendre le mépris et conduit à s'arracher à l'étude.
9.- Ne te mêle nullement des paroles et des actions des gens du monde.
10.- Fuis par-dessus-tout les démarches inutiles.
11.- Imite la conduite des saints et des hommes de bien.
12.- Ne regarde pas à qui tu parles, mais tout ce qui se dit de bon, confie-le à ta mémoire.
13.- Ce que tu lis et entends, efforce-toi de le comprendre.
14.- Assure-toi de tes doutes.
15.- Tout ce que tu pourras, efforce-toi de le ranger dans la bibliothèque de ton esprit, comme celui qui veut remplir un vase.
16.- Ne cherche pas ce qui te dépasse.

En suivant cette route, tu porteras et produiras, pendant toute ta vie, des feuilles et des fruits utiles dans la vigne du Seigneur des Armées. Si tu t'attaches à ces conseils, tu pourras atteindre ce que tu désires. Adieu.


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)