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Connaître le cycle de l'Année liturgique

 

 

 

TEMPS DE NOËL

 

 

Le Temps de Noël vas du 25 décembre au 2 février, c'est à dire de Noël à la Purification. Il forme une quarantaine de joie et d’allégresse consacrée à célébrer l'anniversaire de la naissance du Sauveur et les fêtes de son enfance : la Circoncision, l’Épiphanie et la Présentation. 

 

  1° A la vue du Fils de Dieu se faisant petit enfant pour racheter les hommes, l’Église fait éclater sa joie dans tout les chants, en particulier dans l'Adeste, fideles, et elle reprend le Gloria in excelsis et le Te Deum qu'elle avait supprimé pendant l'Avent.

  2°  Elle témoigne sa piété envers Marie, la mère du Sauveur, en faisant mémoire, à la Messe, dans trois oraisons spéciales, de sa virginité féconde, et en chantant à sa louange l'Antienne Alma Redemptoris Mater qu'elle avait inaugurée avec l'Avent.

 

FÊTE DE NOËL

 

La Fête de Noël a été instituée pour célébrer la naissance de Jésus-Christ, qui eut lieu, suivant la tradition de l’Église, le 25 décembre.

  1°  Cette fête fut célébrée dans l’Église occidentale et fixée au 25 décembre des le début du IVeme siècle. Mais pendant quelque temps, l’Église orientale ne la célébrait que le 6 janvier, conjointement avec l’Épiphanie et sous le titre commun de Théophanie ou manifestation de Dieu.

Ce ne fut qu'au début du Veme siècle que les Grecs firent de la Nativité une fête spéciale, qu'ils célébrèrent en même temps que les latins, tandis que les occidentaux adoptaient à leur tour la fête de l’Épiphanie. 

  2°  Le jour de Noël, le prêtre peut dire trois Messes, appelées Messe de minuit, Messe de l'aurore et Messe du jour, pour honorer les trois naissances du Fils de Dieu.

  La première célèbre la naissance temporelle du Sauveur, à Bethléem, ainsi que le raconte l’Évangile de la Messe : la deuxième, sa naissance spirituelle dans nos âmes, figurés par sa manifestation au bergers comme le rapporte l’Évangile : la troisième, sa naissance éternelle dans le sein de son Père ainsi qu'il ressort de l’Évangile In principio Erat Verbum, qu'on y lit,  et dans lequel saint Jean, prenant le vol de l'aigle, expose le mystère de la génération éternelle du Verbe.

  Ces trois Messes existaient à Rome dès la fin du VIeme siècle. Celle de minuit et celle du jour avaient été établies probablement à l'imitation des fêtes de Pâques et de la Pentecôte, qui avaient la Messe de la nuit pour le baptême des catéchumènes et la Messe solennelle du jour.

  Quand à la Messe de l'aurore, elle aurait pour origine celle que disait le Pape, le jour de Noël, dans l'église du Palatin dédiée à sainte Anastasie, martyrisée le 25 décembre. Cette église centrale était celle de la cour et des hauts fonctionnaires de l'empire ; par déférence, le pape y disait une Messe à l'aurore, et y faisait mémoire de sainte Anastasie.

  La Messe de minuit et celle du jour étaient célébrées à Sainte-Marie-Majeure, qui conservait, et garde encore les reliques de la crèche de Bethléem.

  3°  La fête de Noël, fixée au 25 décembre, coïncide, à peu près, avec la fête que les Romains célébraient pour honorer la naissance du soleil qu'ils avaient divinisés. Au solstice d'hiver, en effet, le soleil se rapproche de notre hémisphère et semble renaitre.

  En christianisant ce rite païen et en célébrant la naissance du Sauveur à minuit, lorsque le Soleil commence chaque jour à se rapprocher de nous, l’Église a voulu nous rappeler que Jésus est le vrai Soleil de Justice venus sur la terre pour y dissiper les ténèbres de l'erreur et la réchauffer de l'ardeur de sa charité dont l'incarnation est un des plus touchant témoignage.

  4°  Le Sauveur étant né à Bethléem, Marie sa Mère "l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, dit saint Luc, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie".

  Les planches de cette crèche ou mangeoire sont vénérées à Rome dans la Basilique de Sainte-Marie-Majeure.

  5°  Les représentations de la crèche de Bethléem, qui se font aujourd'hui dans toutes les églises, remontent probablement à l'institution de la fête de Noël au IVeme siècle. En tout cas, elle existaient à Rome dès le VIIeme siècle. Saint François d'Assise contribua beaucoup au développement de cette pieuse coutume. Le bœuf et l'âne, que l'on fait généralement figurer à la crèche, ne sont pas mentionnés dans l’Évangile, mais dès les premiers siècles on les représentent toujours, soit que le fait fut connu par tradition, soit en application des paroles d’Isaïe, "le bœuf connu son possesseur et l'âne la crèche de son maitre" et d'Habacuc : "on le reconnaitra au milieu de deux animaux".

 

DE NOËL A L'ÉPIPHANIE

 

  1. L'octave de Noël étant privilégiée de premier ordre, on y célèbre des fêtes. ainsi la naissance de Notre-Seigneur sur la terre est fêtée par celle des saints dans le ciel.

  1°  le 26 décembre est la fête de Saint-Étienne, Premier des martyrs du Sauveur, il convient qu'il soit en tête du glorieux cortège des saints que entourent le berceau de l'Enfant-Dieu.

  2°  le 27 décembre, on fête saint jean l’évangéliste, le disciple bien-aimé de Jésus. Le rituel romain indique qu'en ce jour on bénit du vin offert par les fidèles, en souvenir et en l'honneur de saint Jean, qui a bu, sans en ressentir du mal, une coupe empoisonnée.

  3°  le 28 décembre, l’Église célèbre depuis le Veme siècle, la fête des saints-Innocents, mis à mort pat Hérode, qui voulait faire périr l'enfant Jésus.

  Comme ils durent attendre l'Ascension du Sauveur avant d'entrer au Paradis, et pour compatir à la douleur des mères, l’Église prends la couleur violette et ne chante ni le Te Deum à Matines, ni le Gloria in excelsis et l'Alleluia remplacè, à la Messe, par le Trait. Cependant le jour octaval , et si la fête tombe un dimanche, l’Église se sert des ornements rouge et chante le Gloria in excelsis et l'Alleluia afin d'associer ces enfants au triomphe du Christ, car le dimanche est la commémoration hebdomadaire de la résurrection du Sauveur.

  4°  le 29 décembre est la fête de saint Thomas de Cantorbery massacré dans sa cathédrale le 29 décembre 1170, pour avoir défendu les libertés de l’Église.

  5°  L'office du 30 décembre est généralement celui du dimanche dans l'octave de Noël, dont l'Introit est emprunté au livre de la sagesse (XVIII, 14-15) : "Pendant qu'un profond silence régnait sur toutes choses et que le nuit était au milieu de sa course, votre Parole toute puissante, Seigneur, est descendue du ciel, des demeures royales." Ces paroles font allusion à la nuit ou l'ange exterminateur frappa de mort les premiers nés des Égyptiens et prépara ainsi la délivrance d’Israël, image de la nuit ou le Sauveur vint au monde pour nous délivrer de l’esclavage du péché.  Les Pères de l’Église se sont servis de ces paroles pour fixer à minuit le moment ou le Sauveur est né.

  6°  le 31 décembre est la fête de saint Sylvestre 1er, le premier des papes qui ait joui de la liberté accordée à l’Église par Constantin, et sous le pontificat duquel la fête de Noël aurait été instituée.

 

2. La fête de la Circoncision, le 1er janvier, a pour but de solenniser : 1° l'octave de la nativité : aussi la messe fait-elle de nombreux emprunts à celle de Noël.

  2°  La Maternité Divine de Marie : c'est pourquoi les oraisons d"e la messe sont celles de la messe votive de la très sainte Vierge.

  3°  la Circoncision, cérémonie légale qui n'obligeait pas le sauveur, mais qu'il voulut subir par humilité et dans laquelle il versa les premières gouttes de son sang. Moise avait imposé ce rite purificateur, image du baptême, à tous les jeunes Israélites, le huitième jour après leur naissance.

  La fête de la Circoncision doit nous inspirer les sentiments d'humilité, d'obéissance et d'immolation qui animèrent le divin Sauveur en cette circonstance.

  Comme avec cette fête commence une nouvelle année civile, nous devons :

  1° remercier Dieu des bienfaits dont il nous a comblés pendant l'année qui vient de finir.

  2°  lui demander pardon des péchés commis pendant cette même année.

  3°  implorer ses grâces pour l'année qui commence.

  Primitivement, le premier janvier fut marqué comme octave de la Nativité, mais on le désigna bientôt sous le titre de Circoncision du Seigneur qu'il porte depuis le VIIeme siècle.

  Cette fête fut instituée pour détourner les chrétiens des fêtes païennes qui se célébraient en ce jour-là en l'honneur du dieu Janus et de la déesse Strénia et dans lesquelles les paiens se livraient à d'abominables débordements. Les chrétiens jeûnaient ce jour-là et les deux jours suivants, en esprit de réparation et de pénitence. Pour la même raison, il y avait deux Messes la 1er janvier ; celle de la Circoncision et une autre appelée "Messe pour détourner du culte des idoles". 

 

  3. La fête du saint nom de Jésus se célèbre le dimanche entre la Circoncision et l’Épiphanie, et s'il n'y en a pas, le 2 janvier.

  C'est à l'occasion du rite de la circoncision que les juifs imposaient un nom aux enfants. Aussi, pour cette fête, l’Église répète-t-elle l’Évangile de la Circoncision ou il est dit que l'Enfant "fut appelé Jésus, nom que l'ange lui avait donné avant qu'il fut conçus dans le sein de sa mère".

  Cette fête est célébrée, dans l'ordre de saint François, depuis le XVIeme siècle, et dans l’Église universelle depuis 1721.

 

 

L’ÉPIPHANIE ET LES DIMANCHES APRÈS L’ÉPIPHANIE

 

 

  1.  L’Épiphanie (d'un mot Grec qui signifie manifestation) est la fête par laquelle l’Église célèbre les trois grandes manifestation de Jésus.

  

  1°  Aux Mages à qui il se manifeste dans les bras de sa mère.

  2°  à son baptême ou son père le proclame son Fils bien-aimé.

  3°  à son premier miracle aux noces de Cana ou sa puissance divine apparait lorsqu'il change l'eau en vin.

 

  2.  Cette fête se célèbre le 6 janvier, et dans les pays, comme en France, ou elle n'est plus obligatoire, la solennité en est renvoyée au dimanche suivant.

  Si l'on s'accorde, à peu près, pour placer l'adoration des Mages et le Baptême du sauveur le 6 janvier, on ignore complètement en quel jour eut lieu le miracle de cana.

 

  3.  La fête de l’Épiphanie est très ancienne dans l’Église orientale qui, en ce jour, solennisait également la naissance de Notre-Seigneur.

 

 

PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE OU PURIFICATION

 

  1. La présentation de Jésus au temple est la fête par laquelle l'église célèbre, en même temps que la purification de la bienheureuse Vierge, la consécration de Jésus au Seigneur, faite, conformément à la loi, par Joseph et Marie dans le temple de Jérusalem.

  - Une prescription de la loi de Moise ordonnait aux femmes israélites de se présenter au temple, 40 jours après la naissance d'un fils, pour se purifier de leurs souillures légale. La loi ordonnait aussi que tout fils premier né serait offert à Dieu 40 jours après sa naissance et racheté moyennant cinq sicles.

  - Cette fête se célèbre le 2 février, 40 jours après Noël, parce que c'est 40 jours après sa naissance que Jésus fut présent au temple. Elle termine, pour le cycle sanctoral, le temps après l’Épiphanie, quoi quelle soit célébrée, à cause de la mobilité de la fête de Pâques, soit avant soit après la Septuagésime.

  - Cette fête se rapporte surtout à Notre-Seigneur. Ce n'est qu'incidemment que la purification de Marie est mentionnée dans l’Évangile de la Messe. Cependant les psaumes et l'hymne des Vêpres sont ceux des fêtes de la très sainte Vierge.

  - La Présentation de Jésus au temple ou la purification est vulgairement appelée Chandeleur parce que la Messe est précédée d'une bénédiction solennelle des cierges, désignées, autrefois, sous le nom générique de chandelles, ces cierges sont allumés et portés en procession pour représenter le voyage de la très sainte Vierge et de saint Joseph portant Jésus au temple, leur lumière fait allusion à la parole du vieillard Siméon appelant Jésus la lumière des nations.

  Durant la distribution des cierges, on chante le Nunc dimittis, dont le verset Lumen ad revelationem gentium, (qui a probablement donné l'idée de porter des cierges à la procession), est répété après chaque verset comme on faisait autrefois dans les psaumes-répons.

 

  2. Pour entrer dans l'esprit de cette fête nous devons :

 - admirer l'humilité et l'obéissance de Jésus et de Marie se conformant à une loi qui ne les obligeait point, puisque Jésus, étant le Rédempteur du monde, n'avait pas besoin d’être racheté, et Marie, étant toujours restée vierge, n'avait pas besoin de se purifier.

 - à leur exemple nous humilier et obéir à ceux qui ont le droit de nous commander.

 - nous offrir généreusement à Dieu, comme Jésus le fit lui même en expiation de nos pêchés.

 - nous détacher des biens terrestres, comme le vieillard Siméon, et ne soupirer qu'après le bonheur du ciel.

 - aimer à nous entretenir de Jésus, comme Anne la prophétesse, et louer Dieu de nous l'avoir donner comme Sauveur.

 

  3. La fête de la Purification fut d'abord célébrée à Jérusalem, vers la fin du IVeme siècle, puis à Constantinople, à partir de 534, sous le nom de fête de la rencontre de Jésus et du vieillard Siméon, enfin, à Rome, au VIIeme siècle et appelée fête de saint Siméon.

  La procession ne fut organisée qu'à la fin du VIIeme siècle ou au début du VIIIeme. Les flambeaux qu'on y porte on pour but de rappeler la parole du vieillard Siméon appelant Jésus la lumière des nations, et d'honorer le Sauveur, car on portait jadis des cierges devant les personnes que l'on voulait honorer et on en met encore devant le saint sacrement exposé, les reliques et la dépouille mortelle des chrétiens.

 

  4. Les éléments de l'office sont restés les mêmes depuis l'origine de la fête,  mais les cinq oraisons actuelles de la bénédiction des cierges doivent être du Xeme ou XIeme siècle.

  Dans la première de ces oraisons le prêtre demande à Dieu de : "bénir et de sanctifier ces cierges, pour l'usage des hommes, pour la santé des corps et des âmes, sur terre comme sur mer". C'est pourquoi les familles chrétiennes on la pieuse coutume d'avoir chez elle un de ces cierge bénits et de l'allumer en temps d'orage et auprès des agonisants et des morts.

 

 

TEMPS DE LA SEPTUAGÉSIME

 

  1. Le temps de la Septuagésime est celui qui s'écoule depuis le 9eme dimanche avant Pâques jusqu'au mercredi des Cendres. Il compte trois dimanches appelés Septuagésime (70), Sexagésime (60) et Quinquagésime (50).

  Ces noms ont passé dans l'usage, non pour exprimer un nombre de jours, mais par similitude de consonance avec le nom de quadragésime (40) que porte le premier dimanche du Carême, c'est-à-dire du temps pendant lequel on jeûne 40 jours. Dans le Missel on les appelle : dominica in septuagesima, in sexagesima, in quindragesima, c'est-à-dire dimanche dans la 7eme dizaine avant Pâques (61 jours), dans la 6eme dizaine avant Pâques (54 jours), dans la 5eme dizaine avant Pâques (47 jours).

 

  2. Le temps de la Septuagésime a pour origine la pratique des 40 jours de jeûne qui, depuis les premiers siècles, ont précédé la fête de Pâques.

  - En Orient, où l'on ne jeûnait ni le dimanche ni le samedi, excepté le Samedi Saint, la sainte quarantaine commençait 7 semaines avant Pâques et comptait 36 jours de jeûne.

  - En Occident, où l'on ne jeûnait que 4 jours par semaine (lundi, mardi, mercredi et vendredi), le jeûne commençait 9 semaines avant Pâques, c'est-à-dire le lundi après le dimanche de la Septuagésime et durait aussi 36 jours "afin de donner à Dieu, comme disait Saint Grégoire le Grand, la dîme de l'année".

- Lorsque au IXeme siècle, le jeûne commença au mercredi des Cendres, comme aujourd'hui, les trois semaines precedentes restèrent, sous le nom de temps de la Septuagésime, comme une préparation à la pénitence du Carême.

 

  3. Bien que la jeûne ne soit pas obligatoire pendant le temps de la Septuagésime l’Église nous invite déjà à faire pénitence.

  Elle supprime l'Alleluia à la messe et à l'office. Aussi, comme adieu à cette joyeuse exclamation qu'elle ne fera plus entendre avant la Messe du Samedi Saint, elle en met deux au Benedicamus Domino et au Deo gratias des Vêpres du samedi qui précède la Septuagésime. L'Alleluia qu'elle suprime apres le graduel est remplacé par le Trait, et, après le Deum in adjutorium, par Laus tibi, Domine, Rex œternœ gloriœ.

  Le Gloria in excelsis et le Te Deum, qui ne vont pas l'un sans l'autre, et l'Ite Missa est sont également supprimés, mais dans les offices du temps seulement pendant lesquelles on prend les ornements violets.

  Les chants joyeux sont supprimés à partir du dimanche de la Septuagésime "ou l'on dépose, dit le Martyrologe, le cantique du seigneur, qui est l'Alleluia".

 

  4. Pendant le temps de la Septuagésime l’Église propose à nos méditations des lectures qui, en mettant sous nos yeux les funestes effets du péché originel, font mieux ressortir la nécessité de la Rédemption.

  - Dans les Épitres, saint Paul nous rappelle que la vie est un combat et que nous ne serons couronnés que si nous luttons contre nos mauvais penchant, qu'à son exemple les hommes apostoliques auront beaucoup à souffrir pour étendre le royaume de Dieu, que les œuvres ne sont rien sans la charité.

  - Les Évangiles nous rappellent que la Rédemption s'étend à tous les âges, mais que le salut dépend de la fidélité avec laquelle on répond à l'appel de Dieu, que Jésus, par les mérites de sa Passion, délivre l'humanité coupable de son aveuglement, si elle a la foi en lui comme l'aveugle de Jéricho qu'il a guéri.

 

  5. Pendant que l’Église cherche à développer en nos âmes l'esprit de pénitence, afin de nous préparer aux rigueurs de la sainte Quarantaine, le monde se livre aux folles joies du carnaval. Aussi, pour réparer les désordres commis à cette époque et en éloigner les fidèles, l’Église convoque ses enfants, pour les prières des Quarante Heures, aux pieds de Notre-Seigneur solennellement exposé sur les autels.

  Les prières des Quarante Heures, ainsi appelées à cause de leur durée, ont lieu, pendant 13 ou 14 heures, le dimanche de la Quinquagésime et les deux jours suivants, lundi et mardi gras.

  Ces prières réparatrices des Quarante heures furent inaugurée à Lorette pendant le carnaval de 1556. Pour réparer les scandales que donnait une troupe de comédiens, dont les représentations étaient fort licencieuses, les Pères Jésuites, avec l'autorisation de l'évêque, exposèrent, pendant ces trois jours, le saint sacrement dans leur chapelle splendidement décorée. Ils attirèrent les fidèles par des prières, des prédications et des chants. La pratique des prières des Quarante heures s'est rapidement répandue dans l'univers catholique.

 

 

 

CALENDRIER LITURGIQUE

Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin

 

 

 

Voici les « Seize conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin (1225-1274), Docteur de l'Église, Prêtre Dominicain et Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Les « 16 conseils pour acquérir le trésor de la Science » de Saint Thomas d'Aquin :

Puisque tu m'as demandé, mon très cher ami dans le Christ, comment tu dois étudier pour acquérir le trésor de la science, voici les 16 conseils que je te donne :

1.- Entre dans la mer par les petits ruisseaux, non d'un trait ; car c'est par le plus facile qu'il convient d'aller au plus difficile. Tel est mon avis et ma recommandation.
2.- Je veux que tu sois lent à parler, lent à te rendre là où l'on parle.
3.- Garde la pureté de ta conscience.
4.- N'abandonne jamais l'oraison.
5.- Aime beaucoup ta cellule, si tu veux être introduit dans le cellier à vin.
6.- Montre-toi aimable avec tous.
7.- Ne t'enquiers en rien des actions d'autrui.
8.- Ne sois pas trop familier avec personne, car trop de familiarité engendre le mépris et conduit à s'arracher à l'étude.
9.- Ne te mêle nullement des paroles et des actions des gens du monde.
10.- Fuis par-dessus-tout les démarches inutiles.
11.- Imite la conduite des saints et des hommes de bien.
12.- Ne regarde pas à qui tu parles, mais tout ce qui se dit de bon, confie-le à ta mémoire.
13.- Ce que tu lis et entends, efforce-toi de le comprendre.
14.- Assure-toi de tes doutes.
15.- Tout ce que tu pourras, efforce-toi de le ranger dans la bibliothèque de ton esprit, comme celui qui veut remplir un vase.
16.- Ne cherche pas ce qui te dépasse.

En suivant cette route, tu porteras et produiras, pendant toute ta vie, des feuilles et des fruits utiles dans la vigne du Seigneur des Armées. Si tu t'attaches à ces conseils, tu pourras atteindre ce que tu désires. Adieu.


Saint Thomas d'Aquin (1225-1274)